Au début des années 60, les comiques Dupont et Pondu se voient diffuser un de leurs sketchs à la télévision. Dans celui-ci, un homme fait la cour à une femme au bas de son balcon, pendant que son ami joue de l'accordéon. Chaque fois que la musique s'arrête, le premier l'encourage avec des "Chauffe Marcel".
Au sens figuré, « chauffer » c’est faire monter l’ambiance d’un spectacle, d’une soirée. En ce faisant, il parodiait dans une situation cocasse le «Chauffe !» des musiciens de jazz
Quelques années plus tard en 1966, cette expression
"Chauffe Marcel" revient à la mode.
Elle fut popularisée par les musiciens d'Antoine, les Problèmes qui
deviendront "Les Charlots" et reprendront ce gag dans une chanson
intitulée ""Je dis
n'importe quoi, je fais tout ce qu'on me dit.""
Ecoutons les 'explications données par Gérard Rinaldi quant à la
naissance de cette chanson et l'utilisation du "Chauffe Marcel'
Il semblerait néanmoins que cette expression "chauffe
marcel" était bien souvent utilisée sur scène par Antoine et Gérard comme
le montre cette vidéo enregistrée a Aix les bains le 19 aout 1966
""Je dis n'importe quoi, je fais tout ce qu'on me dit « fut enregistré dans les studios des disques Vogue et sortira en 45 tours avec deux pochettes différentes : la première sans la mention « Chauffe Marcel » au recto de la pochette, la seconde avec
La première apparition
des Charlots à la télévision se sera le 25 septembre 1966 dans l’émission "A
tous vents » présentée par Jacques Dutronc et Catherine Desmarets
1967 : La réplique de Dupont et Pondu
En réponse au succès des Charlots
les deux humoristes enregistreront un super 45 tours dans lequel figure une
chanson elle aussi avec l’accent berrichon et également baptisée « Chauffe
Marcel »
Ecoutons les :
1968 : Jacques Brel et Marcel Azzola
Le grand
Jacques Brel est en studio pour enregistrer sa chanson « Vesoul »
parmi les musiciens qui l’accompagnent se trouve le célèbre accordéoniste
Marcel AZZOLA
Lors de la première prise, Brel demande à
Marcel Azzola de faire quelques variations sous son texte, alors
qu'habituellement il le lui interdisait formellement.
Puis ils se lancent dans une seconde prise. Le
temps est compté. Brel change alors l'introduction de la chanson. Marcel Azzola
invente d'autres variations qui excitent le chanteur au point d'en arriver au
milieu de la chanson à ce cri du cœur : "Chauffe Marcel"
Une fois les deux prises en boîte, les deux
hommes vont les écouter en cabine. Et Jacques Brel choisit la seconde




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